Apres un début d’année positif, on vient d'apprendre que l’indice de ventes de détail britannique pour février 2011 annonce un retour à la prudence du consommateur.
Avec l'augmentation de la TVA en janvier, il est peut-être peu surprenant de voir le retour d'une conjoncture difficile.
En effet, selon un rapport de la Société d’expertise comptable KPMG, l’indice des valeurs augmente de 0.4% en février – cela compare à une augmentation de 2.2% il y a 12 mois. Selon Helen Dickinson de KPMG « les consommateurs réajustent leurs achats suite à une baisse du revenue disponible dans leurs poches. La question qui se pose aux commerçants est à quel point ces consommateurs ont finis ce réajustement ».
Il va sans dire que les gros achats, tels que voyages et vacances, sont touchés de manière disproportionnels. Un chef d’agence de voyages rajoute, qu’après un janvier exceptionnel, février fut une catastrophe.
Certes, le malaise dans les pays Arabes n’à pas aidé - L’Egypte est une destination phare pour la clientèle anglaise, surtout en hiver, et après l’histoire des requins, les hôteliers de la mer rouge auraient espéré une suite plus favorable que cela.
A notre avis, la stagnation économique vient principalement de l’incertitude. Pourquoi dépenser aujourd’hui quand on se pose tellement de questions sur la sécurité de l’emploi et sur les salaires.
Réserver dès février son séjour estival n’est plus un reflex. Avec le comité d’entreprise de la Banque d’Angleterre qui s'est réuni cette semaine pour considérer une nouvelle fois la hausse des taux d’intérêts (un acte qui ne va pas tarder et qui sera néfaste pour une population principalement emprunteur), ainsi que le prix des carburants qui continue à battre tous les records, on peut s’attendre à de nouvelles tempêtes économiques avant l’arrivée du ciel bleu.
Malheureusement, le tourisme britannique se trouve au premier rang des victimes.
Allez - on finit quand même avec une bonne nouvelle! La Chambre d’Industrie britannique prévoit un retour à des meilleures conditions dès 2012. Ils ont augmenté leur prévision de l’essor du PIB de 2.1% à 2.3% en 2012. Thank goodness!